Antiquaire à Beaulieu sur Mer – France

Pendule d’époque Empire vers 1810

Pendule attribuée à Pierre-Philippe Thomire (1751-1843), le cadran émaillé à chiffres romains est signé Le Roy, horloger de Madame à Paris.

Basile-Charles Le Roy (1765-1828)

Le nom de Le Roy est lié à l’une des plus importantes dynasties d’horlogers parisiens des XVIIIème et XIXème siècles. Basile Le Roy fut le premier horloger de la lignée, mais c’est son fils, Basile-Charles, qui en fut le véritable fondateur, en devenant maître-horloger en 1785 et en créant la même année, sous les arcades du Palais Royal, l’atelier qui restera celui de la famille pendant plus d’un siècle.
Esprit tourné vers l’innovation, Basile-Charles participe aux expositions internationales, dépose des brevets, collabore pour la réalisation des caisses de ses pendules avec les meilleurs artisans parisiens, particulièrement les bronziers Rémond, Thomire, Galle et Reiche.
Il connaît une carrière exceptionnelle et devient horloger de Son Altesse Impériale et Royale Madame Mère, de l’Empereur, du Roi de Westphalie, de Son Altesse Impériale la princesse Pauline, horloger honoraire du Roi Louis XVIII sous la Restauration et du Garde-Meuble de la Couronne.

De nos jours certaines pendules de l’horloger appartiennent aux plus importantes collections privées et publiques internationales, citons notamment celles conservées au Musée du Louvre et au Ministère de la Guerre à Paris, au Musée Paul Dupuy à Toulouse, aux Musées Royaux d’Art et d’Histoire à Bruxelles et au Musée International d’Horlogerie à la Chaux-de-Fonds.

Pierre-Philippe Thomire (1751-1843)

Ce bronzier fut l’un des plus remarquables représentants de son art à son époque. Élève de Houdon, destiné par son talent à être sculpteur, il y renonce faute d’argent (l’art statuaire nécessite des moyens financiers qu’il n’a pas. Il entre dans l’atelier du bronzier et ciseleur Pierre Gouthière, dont il acquiert très vite la maîtrise et les secrets du métier. Après la faillite de celui-ci, Thomire s’installe à son compte en 1776 et s’impose progressivement comme le ciseleur le plus réputé de sa génération.

De commandes royales en fournitures impériales, son atelier connaît un développement tel qu’il emploie jusqu’à sept cent personnes, élevant son artisanat au niveau d’une industrie reconnue dans l’Europe entière et jusqu’aux Etats-Unis, grâce à un niveau de qualité qui illustre l’excellence française lors de l’Empire.

Une pendule similaire à la nôtre fut livrée au Garde-Meuble par l’horloger Bailly le 30 décembre 1810 (marques Inventaire de Compiègne, CP couronné), elle prend place dans le salon de l’appartement de la duchesse de Bassano, puis sous la Restauration dans le salon circulaire de l’appartement du duc et de la duchesse de Berry au château de Compiègne, appartement qui deviendra, sous le second Empire, celui du Prince Jérôme.
Une autre pendule dont l’Apollon est en bronze doré, signée Thomire & Cie et Moinet Aîné horloger, figure dans la célèbre collection Molly de Balkany dispersée en mai 2017.

Période
1810
Matière
Bronze ciselé, patiné et doré, marbre vert de mer
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