Bureau Mazarin
Bureau dit « Mazarin » en placage d’écaille de tortue teintée rouge et laiton marqueté à décor de saltimbanques, satyres et thermes féminins, dais d’oiseaux et papillons dans des encadrements de rinceaux feuillagés, palmettes, volutes….
Le plateau présente un décor à la Bérain. Il ouvre en façade à sept tiroirs et un vantail, les montants plats en console. Il repose sur un piètement composé de huit pieds gaines réunis par deux entretoises en X mouvementés et terminés par des boules aplaties.
Paris, époque Louis XIV, vers 1700.
Dimensions : H : 81 : x L : 120 x Pr : 65 cm.
Dessinateur, peintre, aquarelliste, graveur et ornemaniste, Jean Bérain père (1640-1711) étudie avec Charles LE BRUN. En 1674, il est nommé « dessinateur de la Chambre et du cabinet du Roi » à la cour de Louis XIV.
Cette technique s’inscrit dans la tradition de marqueterie illustrée par André-Charles Boulle (1642-1732) et inspirée de décors d’arabesques de Jean Bérain (1640-1711). Le découpage de couches superposées de laiton et d’écaille produit un décor en première partie et un en contrepartie, l’un étant en quelque sorte le négatif de l’autre. L’écaille de tortue, naturellement brune, doit être superposée à une couche teintée pour prendre la couleur rouge.
Les panneaux, sans doute fournis aux ébénistes par des marqueteurs possédant leurs modèles et produisant en série, doivent parfois être adaptés aux dimensions du meuble par l’ajout de bandes de métal et d’écaille, comme sur les panneaux latéraux de ce bureau.
En dépit de son appellation tardive de bureau Mazarin, ce type de bureau à huit pieds n’apparaît probablement que vers 1670-1680, longtemps après la mort du cardinal ministre. Il présente deux caissons latéraux à trois tiroirs, reposant chacun sur quatre pieds réunis par une entretoise. Un tiroir de ceinture au milieu surmonte un guichet ouvrant ici par un abattant.
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